(Série Karen Sharpe, 2004, The Playroom traduit de l'anglais par Michèle Garène, Éditions du Masque, 2012)
Ça se voudrait un “thriller”, ce n'est qu'un salmigondis d'inepties. L'intrigue débute par la « disparition » d’une petite fille (le lecteur la voit pleurer sur sa vie, puis accepter de monter dans « la camionnette »). La suite dérape très vite dans du grand n’importe-quoi : les policiers sont soit trop faibles pour supporter la pression (le commandant), soit adeptes du tabassage (son adjoint), soit corrompus (le commissaire divisionnaire), etc. ; l’enquêtrice Sharpe s’illustre par sa manie de raconter son passé « d’agent infiltré », ses crimes, ses amours, révélant sa niaiserie, incapable de comprendre des indices, se faisant évidemment agresser, blesser, etc. ; les coupables ont le bon goût soit de se faire assassiner, soit de se suicider, etc.
En résumé, lors du dernier entretien entre « le commissaire divisionnaire adjoint et la pauvre inspectrice pathétique » :
« Quand on s’enfonce si profondément dans la fange qu’on ne sait plus vraiment qui on est, alors c’est possible d’être séduit par ce qu’il y a de plus méprisable. Au bout d’un moment, on cesse de faire semblant d’être comme eux. On devient comme eux. »
Ce livre est noté « Masque de l’année », donc peut-être que d’autres lecteurs sauront l’apprécier.
Fini le 17/10/2023
mercredi 18 octobre 2023
Jeux de pouvoir de John Connor
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