samedi 14 septembre 2024

Sur un lit de fleurs blanches de Patricia Parry

(Édition Le Masque, 2012, Prix du roman d'aventures)

De jeunes enfants sont retrouvés dans des cimetières parisiens étendus sur des fleurs blanches. Clara Saint-James, qui vient d'hériter de son « protecteur », le comte Hugues de La Paillerie, fait la connaissance du docteur Victor Dupuy en lui remettant sa part d’héritage.

Leur enquête va consister à comprendre pourquoi ce sont ces enfants qui ont été choisis pour utiliser leur sang. Le professeur Chevaignac cherche à comprendre « l’appariement » pour les transfusions et Bussy, l’ami de Victor, essaie de leur résumer le problème à l’aide d’un schéma.
« […] la maladie royale n’affecte jamais les femmes. C’est comme si elle était muette chez elles. Les femmes ne saignent pas. En revanche, une femme “muette” transmet le désordre à son fils. Aujourd’hui encore [en 1885], la science ne peut expliquer pourquoi. Pourtant, un homme affecté, le tenant donc de sa mère, ne donnera jamais la maladie à son propre fils. Il ne peut que transmettre la tare muette à sa fille. »

Cela donne un méli-mélo bien mélangé dans cette histoire où des enfants sont utilisés pour : les expériences du professeur, rapporter de l’argent à un organisateur d’orgies, remonter un René (Léon) saignant trop facilement mais féru de duel, et finir dans un cimetière, le tout car ils viennent d’une « colonie pénitentiaire agricole » créée par le grand-père de Victor, qui a connu le « général Dumas » pendant les guerres du Consulat de Bonaparte (qui, devenu Napoléon, a alors exclu de l’armée ceux qui venait « des Amériques »).

Ce récit est à la hauteur de ceux des écrivains feuilletonistes de cette fin de siècle. Les unes parues dans « Le journal de France » commencent certains chapitres avec des faits divers de Solveg et des épisodes du feuilleton La Ligue des notaires.

Fini le 13/09/2024

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