(Édition Le Masque, 2012, Prix du roman d'aventures)
De jeunes enfants sont retrouvés dans des cimetières parisiens étendus sur des fleurs blanches. Clara Saint-James, qui vient d'hériter de son « protecteur », le comte Hugues de La Paillerie, fait la connaissance du docteur Victor Dupuy en lui remettant sa part d’héritage.
Leur enquête va consister à comprendre pourquoi ce sont ces enfants qui ont été choisis pour utiliser leur sang. Le professeur Chevaignac cherche à comprendre « l’appariement » pour les transfusions et Bussy, l’ami de Victor, essaie de leur résumer le problème à l’aide d’un schéma.
« […] la maladie royale n’affecte jamais les femmes. C’est comme si elle était muette chez elles. Les femmes ne saignent pas. En revanche, une femme “muette” transmet le désordre à son fils. Aujourd’hui encore [en 1885], la science ne peut expliquer pourquoi. Pourtant, un homme affecté, le tenant donc de sa mère, ne donnera jamais la maladie à son propre fils. Il ne peut que transmettre la tare muette à sa fille. »
Cela donne un méli-mélo bien mélangé dans cette histoire où des enfants sont utilisés pour : les expériences du professeur, rapporter de l’argent à un organisateur d’orgies, remonter un René (Léon) saignant trop facilement mais féru de duel, et finir dans un cimetière, le tout car ils viennent d’une « colonie pénitentiaire agricole » créée par le grand-père de Victor, qui a connu le « général Dumas » pendant les guerres du Consulat de Bonaparte (qui, devenu Napoléon, a alors exclu de l’armée ceux qui venait « des Amériques »).
Ce récit est à la hauteur de ceux des écrivains feuilletonistes de cette fin de siècle. Les unes parues dans « Le journal de France » commencent certains chapitres avec des faits divers de Solveg et des épisodes du feuilleton La Ligue des notaires.
Fini le 13/09/2024
samedi 14 septembre 2024
Sur un lit de fleurs blanches de Patricia Parry
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