(2020, Io sono l'abisso traduit de l'italien par Anaïs Bouteille-Bokobza, Calmann-Lévy, noir, 2021)
Les personnages principaux sont désignés par leur surnom : « la chasseuse de mouches », l’assistante sociale qui aide les femmes victimes de violences conjugales ; « la jeune fille à la mèche violette » sauvée de la noyade ; « l’homme qui nettoie », employé au ramassage des poubelles meurtrier sous le nom de « Micky ». Les autres intervenants sont des parents anonymes, la seule portant son nom est Pamela, la « policière ».
Tout est caricatural dans cette histoire : les tortures infligées à l’enfant par sa mère, Vera (elle a droit à son nom elle !) ; la soumission de l’adolescente aux viols organisés par le « beau gosse » Raffaele (elle se soûle pour tenter son suicide raté ! mais le coupable est nommé…) ; les préjugés envers l’assistante suite à la condamnation pour meurtre de son fils, Diego (lui aussi a son nom !).
Ce n’est pas désagréable à lire, la traduction est à la hauteur, mais il y a trop de répétitions lassantes dans le déroulement de l’action, empêchant une lecture attrayante.
« L’homme qui nettoyait avait cherché sa propre valeur pendant des années. Finalement, il l’avait trouvé là où personne n’avait le courage de regarder. Au fond de l’abysse, il avait découvert que même quelqu’un comme lui pouvait avoir une utilité. […] Sans mort, il ne peut y avoir de vie. Et il n’était pas inutile, parce que Micky lui avait fourni un but. »
Fini le 10/09/2024
mercredi 11 septembre 2024
Je suis l'abysse de Donato Carrisi
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