dimanche 29 septembre 2024

Le diable s’habille en Voltaire de Frédéric Lenormand

(Voltaire mène l'enquête, JC Lattès, 2013)

Tout est bien emmêlé. Pour le vicaire de Saint-Nicolas du Chardonnet, trouver qui a tué le professeur, et pour Voltaire, mettre en scène sa nouvelle pièce de théâtre Adélaïde du Guesclin, cela en tenant compte de la censure, qui a admis sa pièce, et du lieutenant de police qui le rêve au « Châtelet » pour impiété. Cette histoire donne une vision de Voltaire assez particulière.

À la Comédie-Française, pour monter sa « grande tragédie médiévale », « l’auteur s’occupa de la leur [aux acteurs] faire entrer dans la cervelle par force. Il prenait à tout moment leur place pour leur montrer comment jouer du Voltaire. Il grimpait sur le plateau, en redescendait, courait de l’un à l’autre, indiquait un jeu de scène à celui-ci, une intonation à celle-là, intarissable, étourdissant, épuisant, fulgurant. »

Pour trouver le meurtrier, il « fait les foires », cherche sous les « jupons », persuadé que « le diable » n’est qu’un déguisement, malgré les croyances de « l’exorciste germanique ». « Lorsque l’agresseur émergea de l’étoffe, on vit que c’était le diable. Sa face était rouge et grimaçante, une paire de pieds fourchus dépassait de sous sa cape. »

Pour le poursuivre, avec « son » Linant et « son » Emilie, Voltaire arpente beaucoup les souterrains parisiens.

Fini le 28/09/2024

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