mardi 20 septembre 2022

Mortelle déviance de Frank Goyke

(Série Dietrich Kölling, 1994, Ruf doch mal an traduit de l'allemand par Marie Ollivier, Fleuve noir, 1997)

L'auteur nous donne toujours une bonne description de la vie dans Berlin après la chute du Mur, et son commissaire son opinion sur des sujets intéressants.
« […] en Allemagne, dès qu’on enquête sur des étrangers, […] le monde entier se met à hurler et à dénoncer le racisme des Allemands. Presque tous les peuples ont un petit génocide à se reprocher, mais nous, on s’arrache les cheveux […]. Forcément, puisqu’il faut battre sa coulpe. Parce qu’on est les méchants Allemands. […] Parce que c’est nous qui avons tué les Juifs. Il faut qu’on ait mauvaise conscience quarante-huit heures par jour. Les Turcs ont massacré presque tous les Arméniens. […] Mais non, ça fait longtemps, faut laisser reposer. Et puis, à l’époque, c’était une affaire politique, alors que les Allemands agissent toujours poussés par leur méchanceté inhérente. »

L’histoire de ces hommes attirés par des enfants est sinistre.
« Jusqu’à présent, il s’était simplement imaginé des chairs d’enfant meurtries, mais hier, il en avait vu. C’était beaucoup plus beau en vrai, tout à fait merveilleux. »
Mais l’humour noir de l’auteur en permet une lecture aisée.
« C’était comme s’il avait pris une cuite : un verre de trop, et il perdait les pédales. »

Le titre allemand nomme la technique de celui qui oblige les enfants à lui obéir jusqu’à se mettre en danger.

Fini le 15/09/2022

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