(2009, Plaasmoord traduit de l'anglais Afrique du Sud par Estelle Roudet, Seuil policiers, 2016)
Dans ses remerciements, l'auteur précise : « Pour la rédaction de la version originale en afrikaans, Plaasmoord, je dois un grand merci à Deon Meyer […] » [ce mot se traduirait en français par “meurtre à la ferme”].
L'inspecteur Beeslaar a été relégué dans la campagne à côté de la ville d'Upington, dans le nord du pays.
« […] en pur produit de la ville [Johannesburg], il n’était pas à son aise dans ce monde de fermiers et de bétail, de chemins de ferme et de sable, de serpents et de chaleur-suffocante-sans-clim. »
« […] croyant naïvement mettre le cap sur un boulot tranquille dans un coin paumé et sans histoire, [quand] la merde avait éclaté […]. »
« Ça avait commencé par une vague de vols de bétail sans précédent. […] Et puis, une quinzaine plus tôt, deux ouvriers agricoles avaient été sauvagement assassinés à Vaalputs. »
« […] Albertus Markus Beeslaar, était resté planté là, les bras ballant. Alors que tout le monde comptait sur lui, lui le nouveau […], le Grand Homme de la Grande Ville. »
Il doit maintenant enquêter sur le meurtre de Freddie, une artiste peintre, et de son enfant adopté. Avec le sergent Gershwin Pyl et l’agent Ghaap, il va rencontrer et interroger : Boet Pretorius, un “riche” fermier ; Nelmari Viljoen, une battante entrepreneuse qui s’intéressait aux œuvres de Freddie ; et d’autres, dont Buks Hanekom, le chef des factieux, qui « essaie d’empêcher un génocide ! […] contre moi et tous les Afrikaners persécutés ! […] victimes d’un plan rusé pour faire disparaître la nation boer ».
Il doit aussi tenir au courant son chef, le superintendant Mogale.
« Il avait encore plus de questions que de réponses. Le Grand Espoir blanc de Johannesburg en route pour rencontrer le Grand Éléphant noir d’Upington […]. »
Dans les chapitres intermédiaires, Sara, la sœur de Freddie, rejointe par son ami Harry, raconte sa vie, celle de sa famille et l’intérêt de Freddie pour « aider les Griquas dans leur revendication territoriale ». Elle apprécie les histoires du contremaître de la ferme, Dam de Kok « juste un Bushman ordinaire du Kalahari ».
Un livre épais, dense, mais une lecture passionnante sur le vie des habitants de ce lointain pays.
Fini le 4/11/2025
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire