samedi 15 novembre 2025

Des phalènes pour le commissaire Ricciardi de Maurizio De Giovanni

(Série Commissaire Ricciardi, 2015, Anime di vetro. Falene per il commissario Ricciardi traduit de l'italien par Odile Michaut, Rivages/Noir, 2020)

La comtesse vient trouver le commissaire pour qu'il enquête sur le meurtre dont son mari s'accuse, alors qu'elle sait qu'il n'a pas pu le faire.
« Voyons si j’ai bien compris, dit Ricciardi […], l’enquête est close, un homme attend son procès, il est en prison depuis plusieurs mois, il a avoué et confirmé ses aveux en fournissant des détails sur la façon dont s’est produit le crime. Tout le monde le croit, y compris son avocat, mais vous, toute seule, vous affirmez que les choses se sont passées différemment. »

Il commence par écouter les explications de son ami le légiste Bruno Modo.
« Juste ce coup. » « La blessure était nette, un trou […]. » « Pas un couteau, et encore moins un coupe-papier. Une plume, peut-être, probablement même. »

C'est une histoire languissante, avec des interludes poétiques, des questionnements sur des amours — Livia ulcérée d'être repoussée, Enrica appréciant son Manfred — et toujours l'obsession de Ricciardi pour ses morts.
« […] Ricciardi se sentait déboussolé. Sacrifice et renoncement, c’était écrit sur le mur du parloir. Était-il possible que pour aimer il faille souffrir autant ? »

Fini le 14/11/2025

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire