(Le retour de Lily Verdine, Jigal, Polar, 2010)
« Viracocha, Dieu barbu créateur qui commandait au soleil. » C’est le surnom que Lily donne à son Juan-Manko qui la quitte, obligé de rejoindre son pays, le Pérou.
Hubert Renault, directeur des éditions à son nom, est le frère de Yves Renault — Run —, dessinateur retrouvé assassiné dans son chalet des Corbières. Il vient solliciter Lily pour retrouver le meurtrier Thomas Carayol qui assistait Yves.
« — Thomas Carayol, l’homme qui entretenait la maison. Un jeune qui avait failli mal tourner, recruté par mon frère, au début pour les travaux de jardinage et d’entretien. Et un jour, […] il a découvert que le type avait du talent pour le dessin et il n’a utilisé. »
« — […] au départ de Jean-Michel Char, Yves et moi avons créé notre propre maison d’édition. […] Les albums se vendent correctement, mais la critique n’est pas tendre. Beaucoup considèrent que c’est Jean-Michel qui donnait le ton, la couleur à leurs œuvres. »
« — Ma belle-sœur a épousé Yves à l’âge de vingt ans. […] Ils ont eu deux garçons, Hugo et Martin. Hugo, l’ainé, je l’emploie malgré son incompétence. Un vrai fils à papa, totalement incapable de quoi que ce soit. Le plus jeune Martin, c’est pire. »
Lily part sur les traces de Thomas, jusqu’en Hongrie. Elle interroge tous ceux qui l’ont connu et les objets qu’elle trouve.
« […] c’est un instable, le jeunot […]. Après la fugue éperdue qui semble maintenant le ramener à la niche. Et l’enclume, là-dedans ? Elle ne trouve pas sa place, évidemment, elle est plus encombrante que l’Opinel. »
Avec son ami Philippe — et sa Kalachnikov —, elle suivra la « Croix de saint Pierre ».
Fini le 25/11/25
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