dimanche 13 juillet 2025

Janvier noir de Alan Parks

(Série Harry McCoy, 2017, Bloody January traduit de l'anglais Écosse par Olivier Deparis, Payot et Rivages, 2018)

McCoy est ami d’enfance avec Cooper. « Je t’ai protégé des sœurs et des séances de chatouilles de cet enfoiré de père Brendan. C’est moi qui m’en suis pris plein la gueule par les frères ; c’est moi qui me suis retrouvé enfermé dans ce putain de cachot pendant des jours d’affilée. Pas toi. »

Son ennemi est un riche protégé, lord Dunlop. « Alors que son fils n’était encore même pas enterré, il avait tout de même veillé à ce que Jimmy Gibbs ne parle ni à la police ni à la presse. Ni à personne. »« Les hommes comme Dunlop Senior ne terminaient pas dans une chambre miteuse d’hôpital public, avec des cicatrices partout sur les mains et des entailles de sabre dans le dos. […] Ils traversaient le monde sans qu’il ne leur arrive jamais rien, quoi qu’ils fassent. »

Toute l’histoire est à l’avenant, gorgée des stéréotypes sur les « criminels » de Glasgow, sur le policier drogué mais tenace, les gradés soumis aux riches, etc. avec des situations sans explication logique dont McCoy se sort évidemment sain et sauf après complet tabassage.

Le personnage de la jeune femme préparant une thèse sur « l’exploitation masculine de la sexualité féminine » aurait pu relever le niveau, mais elle est tellement mal présentée que ses idées se diluent dans le fatras. « […] ce sont des hommes comme vous. Des hommes qui ne voient pas plus loin que leur sexisme intrinsèque. […] Vous savez ce que ça fait d’être en face de quelqu’un qui, pendant tout le temps que vous essayez de lui expliquer ce qu’est une féministe, vous regarde les seins ? »  (et évidemment elle baise avec Harry !)

Ce premier tome sera le dernier.

Fini le 12/07/2025

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