(Série Hap Collins et Leonard Pine, 1997, Bad Chili traduit de l'américain par Bernard Blanc, Gallimard, Série noire, 2002)
« — J’ai l’impression que ma vie est empoisonnée, [dit Hap]. Je rentre chez moi après un boulot merdique, je suis mordu par un écureuil enragé, et j’apprends que ma police d’assurance ne vaut pas une branlette de chien et que mon meilleur ami est accusé de meurtre…
Leonard acquiesça d’un signe de tête.
— Je comprends. Moi, je vis avec ce type que j’aime et voilà qu’il se tire avec un loubard, et puis il est assassiné, et je découvre que c’était un voyou. »
Ces deux personnages sont présentés comme stéréotypes de Texans bagarreurs, mais l’auteur les traite avec respect et les rend intéressants dans leurs réflexions, leurs décisions. Ainsi le résume Hap : « […] je jouais toujours trop vite des poings […]. Une fois, tard dans la nuit, on avait discuté de tout ça avec Leonard. […] Ce fut un moment bizarre, un mélange de fanfaronnades et de réalité, de honte et d’orgueil, de remords mêlés d’euphorie… »
La lecture est également rendue agréable par une traduction qui rend bien le parler entre amis. Par exemple, ce commentaire du « flic » Charlie :
« — J’ai une journée couci-couça. Mais pour l’instant je préfère ne pas en parler. Je vous raconterai le couci quand je serai avec vous.
— Et le couça ?
— J’sais pas encore. À tout de suite. »
Fini le 17/07/2025
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire