(2017, Husdjuret traduit du suédois par Anna Postel, Calmann-Lévy noir, 2018)
Chapitre après chapitre, l'histoire est racontée par « Malin », originaire de ce village maintenant dans la police, « Jake » au prénom imprononçable pour ses copains suédois, et par « Hanne » qui accompagnait le policier chargé d’enquêter sur un ancien meurtre d’un enfant jamais élucidé, avec les extraits de son journal lu par Jake.
Dans le village, une ancienne entreprise sert d’hébergement pour des « réfugiés », ce qui ne plait pas du tout aux habitants, selon Malin.
« Les gens se sentent abandonnés. Normal que ça les agace de voir les demandeurs d’asile arriver et se faire tout servir sur un plateau d’argent […]. » Son collège Andreas la reprend : « Malin, tu aurais pu être celle qui fuit la guerre et la famine. »
Hanne est retrouvée blessée dans la forêt et avoue qu’elle est atteinte « d’amnésie rétrograde » et ne peut raconter ce qu’ils ont découvert. Quant à Jake, son « mal qui le ronge » l’empêche de contacter la police pour parler du « journal ». Jusqu’à ce qu’il se découvre un « courage ».
« […] mes pensées divaguent, s’envolent comme des oiseaux ou des papillons, murmurent que tout le monde est peut-être malade ou bizarre si l’on creuse un peu. Ou peut-être que la normalité et l’anormalité n’existent pas. Et que ce n’est peut-être pas si grave d’enfiler une robe, même si on s’appelle Jake et qu’on habite dans un trou comme Ormberg et qu’on va hélas ! devenir un homme. Une robe n’est qu’une robe. Un bout de tissu dont on peut penser ce qu’on veut. Mais tuer quelqu’un ? Ça, c’est grave, parce que la mort dure une éternité. »
Le titre original signifie « L'animal de compagnie ».
Fini le 15/07/2024
lundi 15 juillet 2024
Le journal de ma disparition de Camilla Grebe
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