(Série Bernie Gunther, 2018, Greeks Bearing Gifts traduit de l'anglais par Jean Esch, Seuil, 2019)
Ce livre se positionne en treizième aventure du héros de cette série. En 1957, il est enquêteur pour une société d'assurance, sous le nom de « Christof Ganz », qui l'envoie en Grèce pour contrôler une demande d'indemnisation pour un naufrage.
À Athènes, le « lieutenant Leventis » lui confisque son passeport pour l’obliger à l’aider à trouver le meurtrier du propriétaire du bateau.
« Écoutez-moi, Leventis. J’ai promis de vous aider, pas de vous tresser une couronne d’olivier. Et nous savons tous les deux que je fais un piètre suspect. Puisque je suis arrivé sur le lieu du meurtre après le meurtre. »
Il a l’aide du responsable grec de la société d’assurance, qui parle couramment allemand.
« […] pendant la guerre, j’ai servi d’interprète aux forces d’occupation […]. Je n’ai assassiné ni volé personne […]. Mon seul crime est d’avoir fait partie d’un pool d’interprètes et de traducteurs. J’ai même essayé d’atténuer certains ordres. Malgré cela, aux yeux des Grecs, je suis un collaborateur. — Collaborateur est un autre mot pour dire survivant. Dans une guerre, rester vivant c’est un peu comme jouer au tennis. Ça paraît beaucoup plus facile quand vous n’avez jamais été obligé d’y jouer vous-même. »
L’auteur nous précise en « notes » les personnages réels qu’il a mis en scène dans son histoire, par exemple « Max Merten » « reconnu coupable de crimes de guerre » mais « libéré » par le Premier ministre grec « dans le cadre d’une amnistie générale ». Dans le livre, il le fait découvrir par Bernie comme un « obèse nu », « sa respiration empestait la cigarette et le schnaps, tandis que son corps épais dégageait une odeur acide de transpiration », il « n’avait que quarante-dix ans, mais il en paraissait dix de plus. »
Fini le 18/05/2024
dimanche 19 mai 2024
L'offrande grecque de Philip Kerr
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