vendredi 31 mai 2024

Le Jardin des anatomistes de Noémie Adenis

(Robert Laffont, La Bête noire, 2024)

Une lecture pesante, le style d'écriture est laborieux avec parfois des erreurs dans la construction des phrases, l'intrigue est simpliste sans réel suspense, les descriptions de Paris en cette année 1673 sont conformistes avec les inévitables boues et embarras, les différences entre les métiers de l’époque, « médecin », « chirurgien », « apothicaire », « botaniste », « herboriste » mal présentées, etc.

Cette série de meurtres apparentés aux « démonstrations d’anatomie » au « Jardin du Roi » aurait mérité un meilleur traitement avec des personnages menant de vrais enquêtes et non les ratiocinations du “héros” à longueur de pages, se présentant comme « menacé » par le « commissaire », celui-ci se révélant autrement que le suggère les rumeurs.
« Pour la première fois depuis leur rencontre, Sébastien vit en Parisot un être humain. Celui qu’il considérait comme un bourreau corrompu et sans scrupules revêtait un visage inattendu, celui du père qui portait une lourde responsabilité et n’avait sans doute pas droit à beaucoup de répit. […] Il n’avait jamais réussi à se fâcher très longtemps, préférant pardonner plutôt que d’être esclave du ressentiment. […] En acceptant les autres, avec leurs défauts, il se libérait de leur emprise. Que l’on cherche à profiter de sa générosité ne l’effrayait pas. C’était le prix à payer pour vivre en paix. »

Les à-côtés, le « livre d’Aymar », les « lettres à Charles », ne seront pas explicités dans le contexte, les rendant de peu d’intérêt pour l’intrigue.

Fini le 30/05/2024

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