dimanche 4 août 2024

La Septième Lune de Piergiorgio Pulixi

(2022, La Settima Luna traduit de l'italien par Anatole Pons-Reumaux, Gallmeister, 2024)

Eva, Mara et Vito Strega sont les personnages principaux de cette série. Ils arrivent de Sardaigne à Pavie pour enquêter sur un meurtre dont la mise en scène est copiée sur une de leur précédente aventure à Cagliari qui s’inscrivait « dans une tradition sarde ».
« […] liée à des systèmes de croyances chamaniques archaïques […]. C’est ce qu’on appelle un psychopompe. Il joue un rôle de médiateur entre le monde humain et celui des esprits. » « Et c’était celui qui se chargeait concrètement de tuer les victimes, pour les sacrifier à la divinité […]. »

Mais, avec les chapitres intermédiaires, le lecteur sait que le meurtrier agit sur ordre avec dessin à l’appui. Toute la questure va se mobiliser pour élucider l’enlèvement et la mort de Teresa, en convoquant notamment le père, la mère, la sœur, le « petit ami », « l’amant », après avoir éplucher toutes les informations fournies par l’examen des téléphones, des réseaux, etc.

L’auteur met parfaitement en scène les interrogatoires, chacun dans son rôle, Bepi observant le « langage corporel ». Les sous-entendus liés aux trafics des uns et des autres font dévier les recherches jusqu’à la consultation du « calendrier lunaire » par Clara. « C’était la pleine lune […]. La dernière lune de décembre. Vous pensez qu’il y a un lien entre le meurtre et les phases de la lune ? ». Ce qui aurait inspiré le titre du « livre ». Un livre « plat et lourd », une prose « négligée, imprécise et boursouflée ».

Le traducteur laisse les expressions dialectales telles quelles dans le texte les explicitant en note, ce qui rend bien vivant chacun des personnages selon son origine, pestant en « sarde », « napolitain », « vénitien »…

Fini le 3/08/2024

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