(Presses de la Cité, 2010)
Un livre fascinant de nullité ! C'est un empilement de poncifs, de stéréotypes, d'histoires imitées… Si, au moins, c'était bien écrit… mais l'auteur doit être payé au mot pour étirer cette mélasse jusqu'à presque 500 pages. L'avantage, pour un lecteur féru de littérature, est de pouvoir sauter facilement des passages, le passé étant re-re-raconté plus loin.
Bien montée, cette histoire aurait pu être intéressante en présentant la vie dans la Brenne au début du 20e siècle, mais il manque des descriptions bien construites, avec des paysages imagés (un peu de vue réelle de St Amand, pas seulement l'entretien des étangs !), des personnages moins caricaturaux (le pauvre orphelin emmené à la ville et pris dans la guerre, les joueurs de vielle désuets…), etc.
Exemples de la pauvreté du style d'écriture :
« Le soleil infiltra sa clarté dans les replis intimes de la prude Brenne, lovée entre les “buttons” [avec guillemets, buttes en berrichon] de grès rose ; on disait qu’ils étaient les dépatures [sans guillemets, ?] de boue laissées par Gargantua, en transit entre la Touraine et le Limousin à travers le marécage brennou. »
« Le soleil disparut derrière le ventre noir d’un nuage ; l’étang s’obscurcit, et éteignit les fanfaronnades de l’enfant ! Cette bête-ci, il l’avait entendue miauler, et le père aussi ! » (premier signalement de « la Miaulemort »)
Et pour clore ce pavé indigeste, une fin parfaitement prévisible, avec le retour du vielleux sans main, marié à son amie d'enfance dans la ferme familiale…
Fini le 8/05/2022
mercredi 11 mai 2022
La Miaulemort de Daniel Cario
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