dimanche 15 février 2026

Treize jours de Arni Thorarinsson

(Les enquêtes d'Einar le journaliste, 2016, 13 dagar traduit de l'islandais par Éric Boury, Éditions Métailié, 2018)

L'intrigue est brouillée par des histoires mal venues. Par exemple : Pourquoi Margrét, visiblement une ancienne amie d'Einar, lui donne un délai de treize jours pour la rejoindre ? Que viennent faire les chapitres d'un entretien entre Gunnsa, la fille d'Einar, et Jonas le policier ? Et les radotages sur qui va prendre le poste de la direction éditoriale du journal où travaille Einar ?

Tout cela noie l’enquête sur le meurtre de Klara Osk. Sa vie d’adolescente et celle de ceux qui la pousse à la drogue et à la prostitution demande un peu plus d’explication, même si l’attitude de sa famille — le père « poivrot », la mère « pasteur » — la laisse à l’abandon. Les inévitables manifestants contre « l’envahissement des étrangers » sont décrit de façon trop artificielle.

Gunnsa trouve plus de réponses que la police ou son père. Son âge lui permet d’aborder facilement les amis de Klara Osk, et de rencontrer les vendeurs de drogue et proxénètes. Elle demande des explications à Pavel.
« — […] Tu m’as dit que tu réclamais justice pour Kara Osk […]. Tu devras tout raconter tôt ou tard […]. Tu étais avec elle, ces gars l’ont forcée à se prostituer et ont abusé d’elle dans tous les sens du terme. Comment est-ce que tu peux rester les bras croisés, assis sur ce lit ?
— Tu veux qu’ils me tuent, moi aussi ? […] Ils savent que je suis fou de rage […]. Batman et moi ne sommes que des esclaves. Ils nous donnent notre dose. On dépend d’eux, ils peuvent nous forcer à faire n’importe quoi. »

Une lecture au goût d’inachevé. 

Fini le 14/02/2026

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire