(Complots au Vatican, 2006, O Último Papa traduit du portugais par Vincent Gorse, L'aube noire, 2015)
Toute l'intrigue repose sur une théorie attribuant la mort d’Albino Luciani, le pape Jean-Paul Ier, à un assassinat par les corrompus du Vatican. Le principal concerné est le surnommé JC, ancien de la loge maçonnique italienne Propaganda Due, abrégée P2. Il va pister Sarah et Rafael pour retrouver des documents dits secrets, car écrits par le pape avant sa mort et qui contrarient les puissants monseigneurs, enrichis par leurs malversations.
« De fait, cette histoire n’a rien avoir avec la religion […]. […] tout n’est qu’affaire d’ambition, de pouvoir, d’argent, de corruption, de politique. » même si certains personnages s’en remettent régulièrement « à la grâce de Dieu ».
JC explique pourquoi avec la CIA, il use d'autant de violences pour ces quelques documents.
« […] s’ils avaient été retrouvés entre les mains du mort, mis à part la liste et le secret [de Fatima], bien entendu, rien de dramatique ne se serait produit. Les simples dernières volontés d’un défunt, en quelque sorte. Mais leur réapparition aujourd’hui, presque trente ans plus tard, serait perçue différemment. Cela serait la preuve que quelqu’un les a fait disparaître à l’époque ; Villot [le secrétaire d’État] serait aisément pointé du doigt, la thèse du complot ressortirait au grand jour et l’Église pourrait ne jamais s’en remettre. »
L’histoire reprend le récit des turpitudes des banques vaticanes déjà trop bien connues, en fiction et en réalité. La lecture devient vite lassante avec tout le ramassis de trucages censés éviter la rencontre des tueurs qui évidemment sont toujours là — mention spéciale pour le saut en parachute sans raison confirmée ! — noyant tout suspense.
Le cliffhanger en dernier page — JC envoie un écouteur à Sarah — ne donne pas envie de lire le tome suivant, qui risque d’être encore plus lourdaud en tirant sur davantage de pages.
Fini le 20/02/2026
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