(Lily Verdine, détective privée, Jigal, Polar, 2009)
Pour compenser sa dépression, Lily va chez Simon qui tient une « auberge » en Provence. Dès son arrivée, elle apprend la mort du gardien dans l’incendie de la « fabrique de cagettes », l’usine d’Antoine Tonini.
Lily va enquêter sur les autres incendies, puis sur les autres meurtres. « Un jeune Arabe, rue Tapis Vert, et un Comorien, deux étages plus bas. » « Le premier était accessoirement écrivain public. »
Et Georges Mugurditchian, le « vérificateur » des installations électriques.
Elle vit bien des aventures — dont la voiture poursuiveuse — mais elle trouve de l’aide auprès d’un gendarme. Tous les personnages sont ses amis passés, de l’époque scolaire, ou présents.
L’auteur utilise des tournures de phrases et des expressions amusantes. Par exemple, les réflexions de Lily : « L’enquête piétinait comme la garde républicaine pendant les boniments présidentiels du 11 novembre. Quatre morts, toujours pas d’hypothèse sur l’identité de l’assassin. Inexorable descente vers l’oisiveté. Je me suis sentie un peu inutile : un serpentin tue-mouche dans un congélateur. »
Ou le comportement de Phil, l’ami aidant : « Il était cocasse de le voir déplacer son quintal sur la pointe des pieds. Le lac des cygnes sans la fanfare. Lucien est sorti de son antre et n’a rien entendu, ni compris l’origine de la rupture générale d’alimentation de son système nerveux. »
L’histoire se passe en hiver ce qui donne son titre au livre.
Fini le 20/09/2025
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire