(Série Constantin le Grec, Jigal, Polar, 1999)
Esther la voisine l'interpelle ainsi : « — Ho, Constantin, quel guaï ! Tu m’escagasses… T’es complètement jobi ! Je crois que… Tu n’es vraiment pas dans la vie pour la diplomatie ! »
Tout le texte est parcouru ainsi d’expressions marseillaises, mais le glossaire ne rend pas les variantes dans les utilisations. Pour “escagasser“ il est indiqué “se décarcasser”, mais dans ce dialogue, Esther peut dire soit “tu me démoralises” soit “tu me fatigues”, la suite du contexte permet quand même de comprendre qu’elle essaie de supporter le Grec.
L’intrigue est basée sur des magouilles municipales et se double d’une course à l’héritage. Le tout bien embrouillé. Mais l’auteur fait découvrir des merveilles à ses personnages et leur résilience devant l’incendie, les meurtres, etc. les rendent bien sympathiques.
« J’ai vraiment tout eu aujourd’hui… On m’a donné un héritage auquel je n’ai pas droit, j’ai giflé un employé municipal, on m’a cambriolé, tiré dessus, un homme est mort dans mon salon. De plus on a tous failli mourir cramés, on se balade dans un tunnel antique qui passe sous Marseille et ces deux-là, qu’est-ce qu’ils font ? Ils ne pensent qu’à se faire des caligneries… À leur âge ! »
Fini le 17/09/2025
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