lundi 2 juin 2025

L'Essence du mal de Luca D'Andrea

(2016, La sostanza del male traduit de l'italien par Anaïs Bouteille-Bokobza, Denoël, Sueurs froides, 2017)

Jeremiah Salinger, documentariste états-unien, s’installe avec sa femme Annelise et sa fille Clara, à Siebenhoche, village du Sud-Tyrol, côté italien, où vit Werner le père d’Annelise. Blessé lors d’un reportage sur les secours portés dans une crevasse, Salinger est obsédé par le bruit de « la Bête ». Pour se changer les idées, il creuse l’histoire du « massacre » de Bletterbach. Evi, Kurt et Markus sont retrouvés tronçonnés quand le « cluster » sévissait sans qu’il y soit pour quelque chose.
Pendant que son « associé » Mike fait le montage de l’accident dans la crevasse, Salinger va se faire mal voir des habitants en les interrogeant, notamment de Max, représentant de l’ordre, de Manfred, le riche du village, etc.

Jeremiah conclut : « Tu sais pour quoi je suis payé, Max ? Pour construire des histoires qui partent du a et arrivent en beauté au z. Le a, c’est la sonnerie d’un coup de téléphone, il y a trente ans. […] Tu as continué à faire semblant. […] La folie stratifie et ensuite la haine la griffe jusqu’à faire naître la soif de sang. » À la fin « Le Bletterbach était transfiguré par une apocalypse d’eau, de vase et de décombres. »

Une lecture assez agréable, mais une histoire trop pleine de scènes amphigouriques tel que le passage dans la grotte, et un final avec des accusations venant tout d’un coup, sans préavis sur un personnage toujours décrit solide et sensé. Le z est raté.

Fini le 1/06/2025

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