(2011, Tunel traduit du polonais par Margot Carlier et Caroline Raszka-Dewez, Agullo Noir, 2017)
Une lecture difficile à suivre, même en notant les noms des chapitres — Peter, Jürgen, Magda, Roman, Victoria, Thorsten — il y a un mélange dans leurs rapports familiaux ou amicaux, qui est le frère, la sœur, l’amoureux-se duquel-le, et pourquoi Franz — le frère de Roman mais aussi le père de Victoria ou son oncle ? — change totalement de nom à l'Ouest pour devenir Alfred ?
La raison de la mort de Klaus est tellement diluée dans toutes ces histoires qu'elle n'a plus aucune importance. Le seul vrai intérêt de ce livre est de comprendre comment se passe la vie lors de la construction du Mur autour de Berlin Ouest. Que deviennent ceux qui se retrouvent coincer d'un côté ou de l'autre.
L'utilisation du « tunnel » pour le trafic d’objet d’art est bien fade dans ce contexte, mais peut expliquer cette réflexion de Thorsten.
« Nous avions construit un tunnel à l’endroit où tant de monde s’était sauvé vingt ans auparavant, et malgré cela, personne ne nous avait mis de bâtons dans les roues. Nous faisions un bruit du tonnerre […]. Nous faisions sortir par camions des monceaux de terre. […] Dans les années quatre-vingt, quel individu sain d’esprit construit un tunnel alors que les écoutes marchent à plein, que le moindre coup de pelle peut éveiller l’intérêt des VoPos [Volkspolizei] si vigilants ? »
Thorsten raconte également la fuite de Gdańsk jusqu’à « atterrir à Berlin » qu'il conclut par « nous étions des Vertriebenen [soit « Déportés » mis en note par les traducteurs] pour de bon ».
Fini le 6/06/2025
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