(2011, Nairobi heat traduit de l'anglais Kenya par Benoîte Dauvergne, Éditions de l'Aube, l'aube noire, 2018)
Le titre en français est gênant par rapport à la réaction émouvante de l'inspecteur Ishmael en découvrant le pays de ses ancêtres, ce que rend mieux l'anglais avec le mot “chaleur”.
Il est venu enquêter au Kenya pour comprendre le meurtre de la jeune femme devant la maison de Joshua, considéré comme un héros sauveur à l'époque du génocide au Rwanda. Ses rencontres avec ceux liés à l'association « Never Again » l’amène à comprendre les méandres que prend l’argent des dons.
Son « chef » résume : « Il faut que nous établissions un lien entre toute cette merde et la jeune fille blanche. Tu veux faire tomber ces types ? Alors trouve ce qui les lie à elle… »
Ishmael comprend. « La fondation Never Again et le centre de réfugiés s’effondreraient une fois que la jeune femme blanche serait identifiée comme leur victime. Étions-nous en train de jouer avec la notion de race ? Le calcul était simple : un million de vies menacées n’avaient pas convaincu le monde, y compris les pays africains, d’intervenir, mais la mort d’une jolie blonde les ferait assurément réagir. »
Une fois de retour aux États-Unis, il pense : « J’ai failli mourir là-bas, mais j’aurais tout aussi bien pu mourir ici. Cela dit, je crois que j’y ai trouvé l’amour. »
Fini le 20/11/2024
jeudi 21 novembre 2024
Là où meurent les rêves de Mukoma Wa Ngugi
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