samedi 12 octobre 2024

Rue du dragon couché de Chi Wei-jan

(2011, Private eyes traduit du chinois Taïwan par Emmanuelle Péchenart, Calmann-Lévy noir, 2019)

Wu Ch'eng, le narrateur, nous raconte sa vie, ses déboires, ses états d'âme, ses pulsions d'agressivité qui l'ont fait outrager ses amis du théâtre. Il préfère prendre du recul et déménage seul dans son coin en se qualifiant de « détective privé ».

Sa première affaire lui est apportée par Mme Lin qui s’inquiète du rejet de son mari par leur fille. Pour suivre et épier M. Lin, Wu est aidé par T’ien-lai, chauffeur de taxi, qui lui permet de découvrir ses rendez-vous secrets.

Il veut alors trouver le meurtrier déjà responsable de deux victimes et maintenant d’une troisième, une vieille dame en « chaise roulante » qu’il joint en assommant son infirmière. Mais la police le convoque pour « une audition », et les journalistes s’empressent de le nommer coupable.
« […] l’enthousiasme gagné après avoir résolu ma première affaire s’est évaporé, et ma curiosité professionnelle avec. […] Finalement, à un certain niveau d’alcoolémie, je retrouve un peu de courage […]. Je saurai bien trouver la réponse adaptée. »

Le meurtrier l’innocente avec un quatrième meurtre pendant sa garde à vue. L’inspecteur-chef Wang accepte alors que Wu intervienne dans l’enquête en commençant par visionner tous les enregistrements des caméras de surveillance.

« — Pour me donner une leçon ?
— […] Ce jour-là, ce que vous avez dit, c’était la vérité, plantée au cœur des choses, plus tranchante qu’une lame de rasoir, plus acérée qu’un poignard. Tous ces imposteurs vous sont tombés dessus et moi, j’ai été le seul à me tenir de votre côté, à vous applaudir dans l’ombre. »
« — […] ce n’étaient que des paroles d’ivrogne.
— Quand j’ai lu votre lettre d’excuses à tous ceux qui se trouvaient là, j’ai eu la preuve que tout ça n’était que la comédie d’un lâche. »

Fini le 11/10/2024

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