dimanche 20 octobre 2024

Le noyé du Grand Canal de Jean-François Parot

(Les Enquêtes de Nicolas Le Floch, commissaire au Châtelet, JC Lattès, 2009)

Nicolas vient de rentrer de ses premières armes sur les vaisseaux pour suivre discrètement le duc de Chartres, sur ordre du ministre de la Marine, Sartine. Il apprend que le cadavre d'un valet du duc est découvert à Versailles dans le parc du château.

Son enquête s'axe sur l'entourage de la reine après le vol de son « passe-partout ». Il trouve un exemplaire d’un des pamphlets la dénigrant et demande des explications à l’inspecteur Renard en charge de la « librairie ».
« De quelle manière un policier, inspecteur, responsable d’un bureau important, écroué et emprisonné pour vols, faux et bénéfices illicites, avait-il pu, non seulement retrouvé sa liberté, mais encore être rétabli dans ses fonctions précédentes ? »

Pour le démasquer, Nicolas rencontre Mme Renard, lingère auprès de la reine. Des messages accompagnant les meurtres suivants ayant été écrits au dos de partition, il fait la connaissance des « castrats » de la Chapelle du roi. Pendant une visite à Gabriel de Saint-Aubin, celui-ci lui offre une « esquisse » où il a « croqué les promeneurs des Tuileries ». L’auteur s’emmêle entre le dos et la tranche des livres, mais insiste bien sur le fait qu’un castrat peut « fournir à une femme ce qu’elle est en droit d’attendre d’un homme ». 

Son utilisation de mots d'époque dans son texte est toujours bien venue. Deux exemples.
« Attachez-vous à cela désormais et découvrez ribon ribaine [coûte que coûte] si ce pseudonyme dissimule quelque animateur secret. »
« — Tu te souviendras ? — Point de tablatures, la tête est encore bonne. Je cours en chasse et je te retrouve ta mazette. Tu ne garderas pas le mulet trop longtemps [garder le mulet : attendre]. »

Fini le 19/10/2024

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