lundi 10 juin 2024

Sous la terre des Maoris de Carl Nixon

(2010, Settler's Creek traduit de l'anglais Nouvelle-Zélande par Benoîte Dauvergne, Éditions de l'Aube, l'aube noire, 2017)

Les raisons du suicide du jeune « Mark » ne sont pas cherchées. Le seul ressort de cette histoire est la façon dont « Box », son beau-père, va s’opposer à son père biologique qui veut l’enterrer selon les rites maoris.

Le livre se contente de relater la vie de Box (son mariage, ses déboires financiers, sa faillite, son enfance dans la “propriété” familiale, etc.), ses pensées et les relations avec les “natifs” ne sont abordées que de son point de vue de descendant de colons.

Les explications de « Tipene » sont assez édulcorées.
« Il nous semble important qu’il soit enterré avec ses ancêtres à l’urupa local — le cimetière le plus proche de notre marae [lieu de réunion]. »
« — Mark n’avait qu’une seule famille : Liz, sa sœur et moi.
— Je ne le conteste pas, mais vous devez accepter le fait que Mark était aussi maori, tangata whenua [une personne de notre terre]. Étant mon fils, il faisait partie d’un hapu et d’une iwi — une tribu. »
« Mark est né à la maternité de Kaipuna. Son placenta est enterré près du marae. »
« Arrêtez de déconner, putain. Il ne vous aurait jamais reconnu, ni vous ni un seul de vos proches, s’il vous avait croisés dans la rue. Il sera enterré où le souhaite sa famille, sa vraie famille. Les gens qui l’ont élevé, les gens qu’il aimait. »

Mais alors pourquoi s’est-il suicidé ? Box ne cherchera qu’à grimper jusqu’à « cette terre à laquelle il appartient ».

Fini le 9/06/2024

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