(La Manufacture de livres, 2021)
Ce livre est remarquablement mal écrit, les policiers sont présentés comme de sombres brutes qui tapent sur tout ce qui leur tombe sous les poings, notamment les femmes considérées uniquement comme bonnes à “tringler”, etc.
« Dans les premiers temps, il servait de rabatteur et empochait sa commission. […] il fallait prononcer une phrase. […] On disait : Vive la république ! et le client répondait : Qui prend soin des faibles ! »
« […] la pauvre Esther s’en prenait plein la gueule. Dans cette république dévoyée, les faibles buvaient le calice jusqu’à la lie. »
L’intrigue est noyée sous ce déluge de violences et l’enquête, pour retrouver le meurtrier de l’enfant, perd de son intérêt.
L'éditeur présente ce livre comme « un polar historique », car l’action se passe en « l’an 1898 », mais, à part les « fiacres », « à mort les juifs », dehors les « Prussiens », rien ne décrit la vie sous notre Troisième République (contrairement aux livres de Jean Contrucci).
Fini le 15/05/2023
mardi 23 mai 2023
La République des faibles de Gwenaël Bulteau
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