(De Borée, 2018)
L'auteur « ancien fonctionnaire de police » nous raconte les difficultés du travail d’un capitaine dans une langue particulièrement imagée.
« Quand l’État est attaqué, crois-moi, il sait se défendre, mais quand c’est la mamie du quartier, là, tout le monde s’en fout ou presque, car ce n’est qu’une péripétie. […] la Division antiterroriste est gavée de fric quand nous, les bouseux de province, on nous contingente les feuilles de photocopie. »
Avec des références à l’ancien temps, notamment aux textes de Ferrré.
« Quand le présent n’arrive pas à la hauteur du passé, un petit pansement de mémoire et hop, le moral remonte un peu. […] quinquas grisonnants […] payent une mousse pour digérer tout en lui parlant de Ferré [Léo] ou de Tachan [Henri] et en ricanant sarcastiquement sur Obispo ou Christophe Maé […]. »
« Ce ne sont plus en fait des patrons d’autrefois mais des managers modernes. Ils enculent pas les mouches, ils sodomisent les drosophiles. […] l’osmose d’un groupe est primordiale. […] elle se tisse avec les rires et la sueur, un peu comme dans une équipe de foot ou de rugby. »
« […] je me suis jeté sur ses histoires de cul […] sans chercher au-dessus. »
« Ces couleuvres lisses, visqueuses, froides qu’il n’a pas vu venir […]. »
« Un anarchiste est un homme qui traverse scrupuleusement entre les clous » (pour n’avoir pas à rencontrer les agents), aurait dit Brassens ou Ferré…
Fini le 2/04/2022
mardi 5 avril 2022
Beau temps pour les couleuvres de Patrick Caujolle
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