mardi 15 juin 2021

Un tueur pour la mariée de Elizabeth Eyre

(Série Sigismondo, 1994, Bravo for the Bride traduit de l’anglais par Gilles Berton, 10/18, 2001)

Les délices du texte priment sur cette histoire de vengeance de duc à duc en passant par un prince.

« […] son visage ressemblait à celui des statues ornant les jardins du palais, la seule différence étant qu’elle était de chair blanche et non de marbre, et dépourvue de la moindre plaque de lichen. »
« […] Biondello, surpris, aboya. Inquiet, Benno se dit qu’il ne faudrait pas que cela devienne une habitude. Il était impensable que sa chemise se mette à aboyer à tort et à travers. »

L’auteur nous montre des scènes de bagarres très cinématographiques, par exemple :
« Sigismondo bondit sur le plateau et abattit son épée. Un sablier lancé par Brunelli le rata de peu et alla se fracasser contre une porte […]. Benno hurla pour avertir son maître mais, au même instant Pyrrho précipita sur Sigismondo un gros globe céleste fixé sur un pied à roulettes. […] le globe, poursuivant sur sa lancée, cueillit de plein fouet Brunelli qui […] fut emporté à califourchon sur le globe jusqu’au mur qu’il percuta avec violence. »
Le meurtrier ignorera jusqu’au bout que son commanditaire a succombé à une crise cardiaque.

« Ainsi  il apprenait à ses élèves à haïr les tyrans quand lui-même ne haïssait que l’homme qui l’avait humilié […]. »

Fini le 9/06/2021

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