(Flammarion, 2021)
L'histoire du grand incendie de Rome [le « fauve » qui dévore tout] est vraiment bien racontée, avec toutes les rumeurs sur la culpabilité de Néron bien contredites, mais l'auteur nous leurre en citant les « juifs » comme accusés propitiatoires alors qu’en 64 et, selon les paroles attribués à un « vieux passant », il s’agit des tout nouveaux « chrétiens ».
La décadence des mœurs à Rome sous les derniers empereurs est montrée par la relation notamment des « orgies » incluant le viol de jeunes enfants.
« Encore un de ces cercles ignobles à la grecque, qui accueillaient aussi bien la racaille que les matrones et les sénateurs. Il pensa avec nostalgie à l’époque lointaine où il servait sous l’empereur Tibère […]. Jamais on n’aurait permis la multiplication de tous ces lieux orgiaques à travers la Ville. […] Maintenant, l’aristocratie avilie et humiliée par l’Empereur ne pensait qu’à vivre “à l’orientale”, et à se faire baiser bien profond, bien loin de l’antique vertu romaine. », pense le préfet.
Le personnage du « vigile » est mal présenté, les souffrances qu’il a enduré dans son enfance font artificielles dans le contexte de la place qu’il occupe maintenant à Rome, et quel intérêt a son « bégaiement » à part compliquer la lecture des dialogues ? Les femmes qu’il fréquente ne sont pas mieux loties, une « vestale » coupable d’avoir copulé et enfanté et une « prostituée », cela donne l’occasion à l’auteur de bien décrire leur “culpabilité” (pourtant elles n’ont pas fait ça toutes seules !).
Fini le 18/04/2024
samedi 20 avril 2024
Un fauve dans Rome de Nathalie Cohen
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