samedi 13 avril 2024

Les Parias de Arnaldur Indridason

(Série Kónrað, 2022, Kyrrþey traduit de l'islandais par Éric Boury, Métailié, 2024)

Ce livre manque de logique, de suite dans les actions, ce qui est bien rendu par les titres : le français “mais qui dans cette histoire sont les parias ?” (le seul qui se fait remarquer par la police est « Konrad » policier à la retraite se mêlant d’enquêter) ; l’islandais signifierait “tranquillement”, beaucoup de personnages refusent de se raconter, de se souvenir, tabassent, etc. (ou est-ce une référence à la ténacité de l’ex-policier pour résoudre ces très anciens meurtres ?). Mais ce roman est le cinquième de la série, donc peut-être les réponses à ces questions se trouvent-elles dans les précédents.

Tout ceci rend la lecture peu attrayante et « Konrad » se révèle un policier peu scrupuleux et obéissant facilement à son « ami Leo » pour contourner la loi, ainsi que le découvre « Rikki », le troisième “copain” lui aussi devenu policier.
« Leo est comme il est, il n’essaie pas de s’en cacher, avait-il lancé. C’est un salaud, on le sait et donc on s’en méfie. Toi… tu es bien pire que lui. Tu fais illusion. […] On ne sait jamais à quoi s’attendre avec toi, Konrad. Non, on ne sait jamais, tu es tellement faux et sournois. »

Dommage, cette intrigue sur les exactions commises autrefois dans une « maison de correction » de jeunes aurait été plus intéressante mieux construite.

« Les Parias » peuvent aussi désigner les « invertis » obligés de soigneusement se cacher pour éviter l’opprobre « dans les années 60 ».
« Ils vivaient cachés, se rencontraient en secret […], ils vivaient dans la honte et la peur d’être démasqués comme des criminels. »

Fini le 11/04/2024

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