lundi 8 avril 2024

Les Violents de l'automne de Philippe Georget

(Éditions Jigal, Polar, 2012)

Les chapitres relatant les exactions à la fin de la guerre d'Algérie en 1962 permettent au lecteur de deviner qui est le responsable des meurtres de ces anciens de l'OAS, mais l'enquête du « lieutenant Sebag » soulève bien des questions.

Notamment, qui s’en prend aux « pieds-noirs », détruisant un monument, agressant le président de leur association dans cette ville de Perpignan, lui qui explique pourquoi ils se réunissent toujours.
« Vous avez dit “le retour en France”… Mais pour nous, il ne pouvait s’agit d’un retour puisque nous n’y étions jamais venus ! Beaucoup d’anciens Français d’Algérie, pour la même raison, rejettent ce terme de “rapatriés” que l’on nous colle souvent, car pour eux leur patrie, c’était l’Algérie, pas la France. En tout cas, pas cette France… »

Quant aux assassinats : « […] les haines les plus féroces et les plus tenaces naissent toujours dans sa propre famille. Dans son propre camp. »

C’est intéressant de découvrir l’histoire de cette période, rarement racontée du point de vue de ceux qui l’ont vécue dans leur chair, et les actions des « barbouzes » (envoyés par la France contre l’OAS), des Arabes…

« C’est formidable Internet, n’est-ce pas ? » qui permet de tout comprendre cinquante après…

Fini le 6/04/2024

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