(Voltaire mène l'enquête, JC Lattès, 2011)
L'auteur se base sur des textes de l'époque [publiés en postface] pour bâtir son histoire et les traits de ses personnages.
La « marquise », « Émilie » enceinte du dernier passage de son militaire de mari, préfère les études scientifiques aux « bonne œuvres ».
« L’imagination d’Émilie lui permettait de se figurer la valse des étoiles dans le firmament de Newton ; le paradoxe des sentiments excédait ses capacités. »
« Voltaire » est représenté tel qu’on l’imagine à partir de ses portraits, un air de « lutin », hypocondriaque (il collectionne les clystères…), centré sur lui-même, etc.
« La chose est claire : il y a un complot dans Paris pour éteindre la voix de la liberté. D’abord ma chère baronne, qui avait le courage de penser par elle-même, puis moi, le flambeau de la résistance à l’obscurantisme ! Les fanatiques veulent ma mort ! »
« Il était habitué aux combats de plumes, mais s’il fallait à présent se colleter avec des furieux sur des toits glissants, la lutte pour la vérité allait vraiment devenir difficile. »
Son ambiguïté vis-à-vis de la religion se noiera dans la solution du couvent pour éloigner la « dame de compagnie ».
L’auteur nous livre “un secret”. Au retour d’une rencontre avec le « lieutenant de police », Voltaire « vacilla » et « l’abbé le fit asseoir dans son fauteuil ».
« — Je me meurs, je suis mort, portez-moi dans ma tombe ! »
— Allez ! reprit la marquise. Au travail !
— Je n’aime pas recevoir des ordres, même de moi-même […].
— Levez-vous donc ! Vous finirez par laisser votre nom à ce meuble ! »
Fini le 5/11/2023
mardi 7 novembre 2023
La baronne meurt à cinq heures de Frédéric Lenormand
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