mardi 28 janvier 2020

Le Peintre dévorant la femme de Kamel Daoud

(Stock, 2018)

Une méditation sur l’érotisme.
« Au prétexte d'une nuit passée au musée Picasso au milieu de ses peintures érotiques, lançant ses vues sur la séduction, l'émoi amoureux et désirant, l'étreinte, [l'auteur] fait la passerelle entre l'Occident et le monde arabe à propos de la sexualité, de l'art, de la mémoire, la place qui leur échoit dans chacune de ces ères civilisationnelles. » (Wikipedia consulté le 28/01/2020)

« Les “Arabes” sont une aristocratie vieillissante, bavarde. On n’arrive pas à admettre que l’on a perdu la fortune du monde. »
« Je suis l’enfant d’un monde où l’érotisme est un silence. Le corps n’y est pas aimé mais subi. […] C’est ce qui frappe dans mon pays : la mort du désir du monde. Une sorte de rancune à l’égard du rire et de l’art, un soupçon qui devient des lois et des inquisitions. La misère culturelle dans le monde dit “arabe” est le versant le plus visible de la misère sexuelle, la misère du désir du monde. »

« […] à quoi est due cette colère qui nous empêche de vivre et nous fait accuser le reste du monde de nos souffrances ? L’incapacité d’inventer ? La religion ? Les régimes politiques qui ne peuvent naître que de nos consentements ? Le souvenir de la colonisation devenu une rente et une excuse ? L’impuissance face à la modernité et ses outils ? Tout cela à la fois. »

Fini le 28/01/2020

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