mercredi 23 mai 2018

Le temps de la sorcière de Arni Thorarinsson

(Les enquêtes d'Einar le journaliste, 2005, Tími nornarinnar traduit de l’islandais par Éric Boury, Éditions Métailié, 2007)

« — Donc, vous trouvez tout à fait inutile que les gens qui achètent une carte SIM donnent leur nom et leur adresse ?
— Non, ce n’est pas inutile. C’est impoli et insultant pour les gens ordinaires.
— Mais ça simplifierait la tâche de la police, non ? […]
— Dans quel type d’État le travail de la police est simple ?
— Un État policier ? […]
— Un État qui définit ses besoins en fonction des gangs voyous finit tôt ou tard par se transformer en État voyou. »

Mais le journaliste finit par retrouver cette carte pendant ses recherches pour présenter le « gentil garçon » assassiné. Elles lui font découvrir la faille dans sa personnalité et les problèmes qu’il a provoqués pour sa mère et son frère.

« Il disait qu’il se contentait d’aider les gens à s’enfermer dans le cercle infernal qu’ils choisissaient eux-mêmes. Il prétendait qu’ils succombaient à sa puissance et à son pouvoir de manière totalement libre et volontaire. »
« Je suis au-dessus des lois. Je décide moi-même de mes actes. Les autres décident des leurs. »
« Il adorait prendre des risques. Ça l’excitait de voir jusqu’où il pouvait pousser les gens. Peu importe qui se trouvait en face de lui. »

Et c’est son trafic de médicaments qui a permis au mari de se débarrasser « par accident » de sa femme.

La traduction trop approximative gêne un peu le plaisir de la lecture de cet auteur plein d’ironie.

Fini le 18/05/2018

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire