(2015, traduit de l’italien par Serge Quadruppani, Éditions Métailié, 2017)
Auteur toujours aussi délicieux, son humour et le cynisme de ses personnages sont réjouissants.
« Tout était de sa faute, avec son envie de brouiller les cartes. Si chacun restait à sa place à se laisser bercer par des préjugés bien chauds et rassurants, on vivrait mieux. Il n’y aurait pas grand-chose à expliquer. Accepter la condition du mal, vivre sans conscience, instinctivement, sans prétendre se libérer des chaînes des règles, des classes. Vivre en acceptant que tout soit déjà écrit. Quelle erreur fut celle de sa mère, lui imposer d’étudier, de s’émanciper de son destin de sous-prolétaire. Qu’est-ce qu’il était maintenant ? Un flic, regardé avec soupçon par ses frères et avec mépris par ses patrons. »
« – Tu veux dire que je n’ai pas réussi à bien faire mon devoir de mâle ?
– Quand est-ce que vous arrêterez de vous croire la solution de tout ?
– C’est comme ça que ça marche, depuis quelques millénaires.
– Et qu’est-ce qu’on y a gagné ?
– Guerres et fléaux.
– Exactement. »
Pour renflouer la société de son père, le fils fait la une des journaux avec son meurtre commandité. Pendant ce temps, Oreste et son poussin arrivent à rejoindre la famille à Milan.
Fini le 3/05/2018
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