jeudi 12 mars 2026

Sur le toit de l'enfer de Ilaria Tuti

(Commissaire Teresa Battaglia, 2018, Fiori sopra l'inferno traduit de l'italien par Johan-Frédérik Hel Guedj, Robert Laffont, La bête noire, 2018)

L'intrigue basée sur l'expérience de la privation affective des nouveau-nés devient lassante avec les ruminations de Teresa sur sa vie, sa vieillesse — elle a la soixantaine —, ses remémorations freudiennes, ses réflexions agressives à son nouvel inspecteur, etc. Le sort des victimes en est si dilué qu'on ne sait plus qui a survécu.

Le personnage de « l’enfant Omega », survivant de l’institut de « dépersonnalisation », aurait mérité une meilleure présentation que ses quelques chapitres, et celle faite par le commissaire aux policiers.
« — Il n’entre dans aucune statistique, parce que, psychologiquement, il n’est jamais né, conclut-elle. Voilà pourquoi on ne peut enquêter sur lui avec les instruments normaux de la psychologie d’investigation. »
« — L’invasion territoriale a rompu son équilibre, comprit-elle. Elle l’a poussée vers la vallée, comme les chevreuils effarouchés […]. »

Les raisons de ses attaques contre ceux qui menacent les collégiens amis semblent fondées, mais celles de ses “prélèvements” (yeux, peau…) très floues.

La qualité de la traduction tempère la lourdeur de la lecture.

Fini le 11/03/2026

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