mercredi 4 mars 2026

Mater Dolorosa de Jurica Pavičić

(2022, Mater Dolorosa traduit du croate par Olivier Lannuzel, Agullo Noir, 2024)

À Split, les policiers, Tomas l'ancien et Zvone le jeune, doivent trouver le coupable du viol et du meurtre de Viktorija. Au fil de l'intrigue, Ines raconte les bouleversements dans sa famille. Sa mère Katja essaie de trouver du réconfort à l'église, allant prier auprès de l'autel consacré à Notre-Dame des Sept Douleurs.
« Un relief de la Vierge trône au milieu de l’autel, elle est vêtue d’une tunique et a l’air émue. De sa poitrine déborde un cœur jaune chromé d’où partent radialement sept couteaux. Deux mots sont écrits sous le relief, des mots en latin, mais que tout le monde comprend : Mater Dolorosa. […] une mère qui souffre comme chacune des femmes ici, comme moi, pense souvent Katja. »
« Tout serait aller différemment si papa n’était pas mort, se dit Ines. […] Ils ne se tortureraient pas pour joindre les deux bouts. »

Le suspense est bien entretenu par des découvertes de Zvone et d’Ines : le modèle de la voiture, les restes trouvés sur le site, ceux cachés à la maison…

« […] la Vierge regarde dans la direction du ciel, les yeux vitreux, au bord des larmes. […] Elle a vu quand il a expiré, elle l’a descendu de la croix […]. Elle l’a suivi dans tout, elle a tout traversé à ses côtés […]. Car c’est ce que font les mères. Les fils sont toujours un supplice pour les mères. »

« Il a reculé parce qu’il n’a pas ça en lui. Parce Zvone, c’est de la gélatine. De l’eau tiède. Le bon gars. C’est pour cela qu’il a retiré ses mains. »

Fini le 2/03/2026

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