(ONLIT éditions, 2015)
« Après des années d'errance, Carlo Salinas revient dans sa ville natale. Devenu détective privé, il est engagé par l'épouse d'un écrivain qui n'a plus donné signe de vie après s'être frotté à un cercle de notables dépravés. Carlo Salinas se sent lui-même suivi et épié. Est-ce parce qu'il a couché avec Malisha, une jeune et séduisante Albanaise ? Pour le découvrir, il faudra que Salinas mette sa propre vie en danger. »
Cette présentation en couverture résume toute l’intrigue. Le reste de l’histoire n’est qu’une mise en scène des brutalités. Salinas fait exactement tout pour ce qu’il peut pour être tabassé : par le frère et l’oncle de Malisha, par les notables qu’il dérange dans leurs partouses. Il ne mène aucune enquête, ne se pose aucune question sur les raisons qui ont pu éloigner le mari. Par exemple, cet oubli :
« Sans doute l’estafilade qui marquait sa joue, et que j’avais remarquée lors de notre première rencontre, était-elle le résultat d’une agression récente de la part de sa femme, agression à laquelle il avait échappé. »
Quant à ses démêlés avec les Albanais, jamais il ne cherche à comprendre leur comportement. Pourtant, Fatos lui explique :
« — Le Kanun, il te donne des règles pour tous tes gestes. […] Marre du Kanun, moi, reprit Fatos. […] Moi, j’aurais balancé ce foutu machin quelque part et qu’on n’en parle plus.
— Tu y crois encore assez pour m’avoir brisé le poignet et crevé mes pneus.
— Sans le Kanun, les Albanais n’existent plus, dit Malischa. Ils deviennent comme tout le monde.
— Mais je veux devenir comme tout le monde, moi ! répliqua Fatos […] »
Fini le 22/01/2026
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