(traduit de l’italien par Dominique Vittoz, Éditions du Seuil, 2005)
Pour rendre l’effet des mots sardes au milieu du texte italien, le traducteur a utilisé des termes de provençal. Cela fait hommage à la belle écriture de ce livre, plus poétique que polar.
« Il y a des gens qui attendent devant chez Bustianu. Aqueste matin, pode pas, revenès deman. Deman, sara trop tard, mèstre […]. Un pau de paciènci […] vraiment, perdounas-me, mai es pas lou jour. »
« Les plantes, les arbres plient patiemment, dociles dans l’adversité. Mais lui ne sait pas être docile et un coup de vent peut ébouriffer sa vie et ses cheveux en même temps. Et elle qui ne vient pas… Soulet barrulant dins la plano. La vallée, indifférente, se laisse chatouiller par le mistral. »
« Les pensées sont des locataires encombrants. Des invités qui ne comprennent jamais quand est arrivé le moment de libérer les maîtres de maison. »
« Il y a le loup et il y a l’agneau, mon problème n’est pas de protéger l’agneau, mais de rassasier le loup. »
Fini le 10/02/2018
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