samedi 4 avril 2026

Promenade du crime de Peter Guttridge

(La trilogie de Brighton 1, 2010, City of Dreadful Night traduit de l'anglais par Jean-René Dastugue, Rouergue noir, 2012)

Une lecture soporifique. L'histoire est confuse entre enquête sur « le meurtre à la malle » et tuerie dans la maison prise d’assaut par les policiers.

Robert Watts, le chef de la police, est poussé à la démission, dans le texte il raconte en « je ».
L’inspectrice Sarah Gilchrist réussit à rester et va continuer discrètement à chercher le mobile et les coupables de ce carnage [et bien sûr ils couchent ensemble…].
De son côté, Kate Simpson, journaliste, veut comprendre qui a tué cette femme, l’a démembré et mis son torse dans une malle à la consigne de la gare de Brighton, en 1934.
D’autres personnages interviennent : James Tingley, « ex-SAS et conseiller en sécurité » va aider Bob ; Reg Williamson, un inspecteur, s’associe à Sarah ; William Simpson, « médiateur secret du gouvernement » et père de Kate, refuse de dire quoi que soit ; etc.

L’intrigue n’a aucune logique, pas le moindre schéma du pourquoi et comment, sans doute pour justifier la publication de la suite. L’épilogue laisse deviner le coupable du meurtre à la malle, mais le brouillard reste sur le chaos dans la maison.

Fini le 3/04/2026

> Une promenade désagréable, aucune envie de continuer cette « trilogie ».

Le secret de Móen de Peter Tremayne

(Série Sœur Fidelma, 1997, The Spider's Web traduit de l'anglais par Hélène Prouteau, 10/18, 2005)

Eber, le chef du comté d'Araglin, est retrouvé poignardé. Fidelma et Eadulf viennent enquêter pour trouver le coupable. Mais dès leur arrivée, Dubán, le commandant de la garde, accuse Móen qui a été retrouvé près du lit avec le couteau dans la main.

Fidelma est vite convaincue que cet infirme, sourd, muet, aveugle, est innocent. Elle exige qu'il soit désentravé, lavé, soigné. Teafa, la sœur d'Eber, qui l'a élevé, a aussi été tuée. Elle était la seule à le comprendre. En visitant sa maison, Fidelma y trouve des « bâtons de poète », qui sont des « très vieux livres » avec des « encoches qui correspondent aux lettres de l’ogam, l’ancien alphabet ». Elle va trouver Gadra, un ermite, qui connaît bien la façon de l’utiliser.

Fidelma précise : « Pour compenser ses déficiences, Móen a développé un odorat particulièrement sensible et il a une très bonne mémoire des odeurs qu’il respire. »

Fini le 1/04/2026

mercredi 1 avril 2026

Nuit d’orage à Copacabana de Luiz Alfredo Garcia-Roza

(Commissaire Espinosa, 2006, Espinosa sem saída traduit du portugais Brésil par Sébastien Roy, Actes noirs, 2015)

Un SDF est retrouvé mort d'une « balle dans la poitrine » sur une place en « cul-de-sac » d’Ipanema.
« Le mendiant n’avait pas d’existence civile, son nom n’était qu’un surnom [le Maigre], il n’avait ni papier, ni résidence, ni famille, ni amis, ni connaissances […]. Il était sans-logis, sans-identité, sans-famille… Ses manques étaient tels que le seul trait distinctif qu’il possédait était négatif : une jambe en moins. »

Sur les indications de commissaire, l’inspecteur Ramiro et le détective Welber enquêtent notamment sur les invités d’une soirée dans le voisinage et qui ont dû récupérer leur voiture près de l’endroit où est retrouvé le SDF. La plus proche était celle d’Aldo Bruno, un architecte d’intérieur, qui a couru la chercher sous un violent orage. Puis Camilla, la femme d’Aldo, est retrouvé décédée sur le divan de son cabinet de psychanalyse…

Ramiro et Welber, qui se sont organisés pour suivre tous les protagonistes, commentent l’arrivée de Mercedes :
« — Elle est venue en force, dit Ramiro.
— La robe qui tue, dit Welber. Pardon, c’était juste une façon de parler. »

Les réflexions d’Aldo sur son passé, ses trous de mémoire, sa brutale panique sous l’orage, sa passivité avec sa maitresse… sont bien menées et décrites.

Fini le 30/03/2026